119. Fictions périphériques

enseignants : Yves Roujon, Luc Vilan
étudiants : Lucile Pujol, Maxime Jaume
// Master

Aujourd’hui, les réseaux qui ont guidé la croissance
de Bethléem se sont effacés au profit de Manger Street, une large route qui permet l’arrivée depuis Jérusalem, le long d’un strip de boutiques de souvenirs. Nous arrivons donc en contrebas de la ville ancienne, et celle-ci nous apparaît comme une forteresse impénétrable. Le décor du strip se superpose donc à celui de la ville ancienne, peu pénétrée des visiteurs. Entre ces deux frontalités se forme un interstice, plus ou moins épais. Ces anciennes terrasses agricoles ou d’agrément sont aujourd’hui considérées comme des vides ou des friches : la ville ne s’y fait plus.
Pour répondre à cette problématique dans la fabrication de la ville, nous avons voulu reconstituer une histoire, une narration, à l’aide d’un élément urbain structurant : la figure de l’aqueduc. L’aqueduc s’insère dans cette épaisseur et se séquence en autant de fictions architecturales qu’il y a de lieux, dans une réaction perpétuelle à l’environnement. Il termine sa course dans un bassin, oasis hors la ville, qui constitue un espace public connecteur entre le haut et le bas.
Enfin, au plus proche de la vieille ville, la figure de l’aqueduc se transforme en une réalité plus concrète, une barre construite s’insère dans l’épaisseur entre les fronts et vient s’intersecter avec les programmes existants. Leur fusion engendre des extensions, des requalifications et de nouveaux usages, qui viennent donner un statut aux friches et espaces délaissés dans la fabrication de la ville.

The networks that guided the development of Bethlehem have disappeared into Manger Street, a wide road leading to Jerusalem through a series of souvenir shops. We therefore arrive below the old city, which rises like an impenetrable fortress. The décor of the tourist strip is overlaid against the backdrop of the rarely visited old city. Between the two is a gap space of old fields or gardens that have long since been abandoned: the city doesn’t develop there.
To resolve this issue in building the city, we imagined a story, a narrative, through a structuring urban element: an aqueduct.
The aqueduct is part of this gap space and takes on as many architectural fictions as there are areas, in perpetual reaction to its surroundings. It ends in a basin, an oasis beyond the city, a public space connecting high and low.
Finally, as it nears the old city, the aqueduct takes on an actual shape to become a block between the two entities, intersecting the existing programmes on either side. Their fusion leads to extensions, quality and new uses, giving the neglected in-between space an active role in the making of the city.

129_AXO_Scénario4 129_AXO_Scénario5 129_COUPE_1_BARRE 129_COUPE_2_BARRE 129_COUPE_Scénario2 129_COUPE_Scénario3 129_COUPES_BASSIN 129_MAQUETTE1 129_MAQUETTE2 129_MAQUETTE3 129_Page_2 129_Page_3 129_Page_4 129_PLAN_BASSIN 129_PLAN_NOLLI_GENERAL_PROJET 129_PLAN_Scénario1 129_PLAN_Scénario6 129_PLAN_TERRIT_ZONES 129_PLANS_BARRE 129A_Page_1