104. Conte Casablancais

enseignants : François Chochon, Florian Hertweck
étudiants : Edouard Fosse, Malak Hamamsi, Pierre Maccario
// Master

Casablanca a dans sa chair les attributs de la métropole, ceux d’une ville agrégat, un socle qui, de par son amnésie, admet la coprésence d’architectures antinomiques. L’analyse effectuée sur le littoral de Casablanca a fait apparaître un urbanisme fragmentaire, le littoral se divise en plusieurs séquences. Au nord, la mer est une infrastructure qui vient servir le plus grand port d’Afrique. De grandes zones industrielles monofonctionnelles apparaissent alors face à l’océan, privées de densité. Au sud, une zone de loisirs est définie par l’accumulation hystérique d’objets autistes. La toponymie, Tropicana, Miami, Morocco Mall, Megarama, soulève la question d’identité métropolitaine. Casablanca a-t-elle conscience de son image ? Le site d’El Hank se situe au point de balancement entre ces deux zones. Il cristallise une ville à plusieurs vitesses, qui tourne le dos à son océan, qui pourrait pourtant être patrimoine paysager. La présence du boulevard de la Corniche arrache la mer aux Casablancais. La façade maritime est alors réécrite par la lecture des morphologies existantes. Une analyse typomophologique de l’existant a permis d’extraire un « langage », un « ADN métropolitain ». C’est par ces observations que le dessin de la façade maritime trouve sa légitimité. L’objectif était alors de créer une interface, une façade qui puisse interpeller la ville et la mer. Ce front urbain débouche sur une université qui se présente comme un enrochement sur lequel vient s’ancrer le bâtiment principal. Il contient l’administration, les espaces de loisirs, l’auditorium.
146_Coupe_2_[Converted]

146_PERS_Pers-casahank

146_Plan_1_[Converted]

146_Plan_2_[Converted]

146_Plan_3_[Converted]

146_Plan_4_[Converted]