103. Co-présence d’objets

enseignants : Djamel Klouche, François Chas, Jérôme Boutterin, Elisabeth Lemercier, Ido Avissar, Maud Santini, Anne Frémy, Jason Danziger
étudiants : Chloé Aussud, Julien Bony, Justine Warembourg, Lucas Lebeau
// 2ème année

Des tissus urbains disparates peuvent être liés par un COS commun bien que ne partageant pas une même forme. Ils s’unissent pour créer une composition architecturale, une petite mise en œuvre synthétique de divers maillages de villes internationales explorées et réinterprétées à l’échelle d’un quartier. Penser en images, en association, de manière effrénée, libre, ordonnée, penser en images architecturales, spatiales, singulières, sensorielles. Penser en tissus co-présents comme méthode de conception de quartier. Pour produire un tout à partir d’éléments différents, Beuys, Merz, Serra ont joué sur des dispositions spatiales aérées ou étroites, créant une expérience sensorielle dans les espaces entre les objets ou entre les êtres. Ici, pour produire un tout formé de huit îlots différents, chaque assemblage est là pour servir l’idée de l’ensemble et renforcer la présence du quartier à travers cinq tissus urbains s’imbriquant, créant un rapport entre eux, une unité visible, un accord et aussi peut être une tension. Leur densité, leur singularité se côtoient ; parfois en s’apparentant tels des modules clairement redondants, parfois en se contrastant. Deux systèmes participent à la lisibilité de cette coprésence : d’une part ces modules répétitifs qui rythment l’axe du tramway soutenant notre propos d’unité entre les tissus et d’autre part la rencontre des deux axes majeurs. Le défi de la co-présence de maillages est de former un tout à partir d’innombrables éléments qui diffèrent de leur fonction et leur forme, par leur dimension et leur intégrité. Les éléments expriment l’idée fondatrice de co-présence : appartenance ou séparation, tension ou dilatation. Transports, espace public, paysage, architecture contemporaine se déploient dans le quartier, tel un collage, présentant diverses facettes, diverses perspectives, dégageant une transversalité de l’espace. Ils ne détruisent pas le lieu, au contraire ils le magnifient.

 

Disparate urban fabrics can be linked by a common GFA. They unite to create an architectural composition, a summary of the many international cities explored and reinterpreted on a local scale. To think in images, madly, freely, by association, in architectural, spatial, singular, sensitive terms. To think in co-present fabrics as a method of designing a neighbourhood. To create a whole from multiple elements, Beuys, Merz, Serra played with open and confined spaces, creating a sensitive experience in the spaces between objects or between beings. Here, to ensure unity between eight different blocks and reinforce the presence of the neighbourhood, five urban fabrics mix, creating a relationship between them, a visible unity, an understanding and perhaps even a tension. Their density, their particularity are one, whether in contrast or in clearly redundant modules. Two systems make it easier to read this co-presence: the repetitive modules that break up the tramway axis and the crossing of two major axes. The challenge of coexisting fabrics is to form a whole based on a number of elements that differ in function, shape and size. These express the founding idea of co-presence: belonging or separation, tension or dilation. Transport, public space, landscape, contemporary architecture are spread around the neighbourhood, like a collage, with multiple facets, different perspectives, revealing transversal space. They don’t destroy the place but rather enrich it.

 

113_Plan_Nolli

113A_collage

Groupe_J2_-_Format_A5