097. Belgrade, Generalstab, entre romantisme et désir d’avenir

enseignant : François Chochon
étudiante : Zélie Denis
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À sa construction, l’État-major yougoslave à Belgrade en Serbie représente l’Unité des peuples yougoslaves et la force armée de Tito. Deux corps de bâtiments sont reliés par l’espace public (la rue) grâce à un dessin de façade en forme de cascade. En 1999, pour mettre fin à la guerre du Kosovo, l’OTAN le bombarde. Il devient alors le symbole de la fragmentation balkanique. En 2014, c’est encore une ruine. Trois principes vont guider le projet. Le premier est de mettre en valeur la présence identitaire de cette ruine à Belgrade : une partie est conservée, pour construire en face son miroir contemporain. La ruine et son double seront liés par un nouveau dessin de cascade. Le second est de donner les moyens à un futur économique plus florissant. Une trame régulière est dessinée, dynamique et efficace. Elle entoure le projet et crée une enveloppe protectrice. De la rue, la construction semble nouvelle, mais simple. Le dernier est de ramener à jour l’oubli, la perte de mémoire. À l’aide d’un vide intérieur, les traces d’histoire laissées par des monuments symboliques de l’identité serbe sont matérialisées. Chaque empreinte d’un monument correspond à une strate de l’édifice. Ces strates vont alors se mélanger, s’entrecroiser tel le palimpseste. Le vide intérieur donne au public la possibilité de questionner l’histoire.

 

The building of the General Staff of Armed Forces in Belgrade represented the Union of the Yugoslav people and Tito’s armed forces. Two buildings are connected by public space (the street) thanks to a waterfall-shaped façade. In 1999 it was bombed by NATO to end the Kosovo war. It thus became the symbol of the division of the Balkans. In 2014, it is still a ruin. Three principles govern the project. The first is to emphasize the identity of this ruin in Belgrade: part of it is retained and a contemporary mirror-image is built facing it. The ruin and its double are linked by a new waterfall design. The second is to ensure the possibility of a more positive economic future. A regular, dynamic, efficient grid is drawn. It surrounds the project and creates a protective envelope. From the street, the construction looks new and simple. The last is to create a reminder, to jog memory. The historic traces left by symbolic monuments of Serbian identity are materialised in an inner void. Each footprint corresponds to a building layer. These layers mix, overlap. The inner void offers the public an opportunity to question history.

 

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