211. Ville hypnotique

enseignants : Ido Avissar, Susanne Stacher
étudiants : Adrien Faria, Charlène Cosson, Carina Rodriguez
// Master

La ville hypnotique est née d’une interrogation sur la nature de l’hypnose, définie comme une modification de l’état de conscience, accompagné d’une sensibilité accrue grâce à l’effet de la suggestion. Une lecture de François Roustang «Qu’est-ce que l’Hypnose?» permit de discerner que loin de se limiter à des attributs thérapeutiques, l’état de conscience modifié permettait une modification de notre rapport au monde. Des questions demeuraient en suspens : comment des procédés urbains et architecturaux peuvent conditionner un individu à l’hypnose ? Et quel serait le lieu d’épanouissement de cette ville des illusions ? Une série de recherches documentaire, cinématographique et plastique aborda aussi bien les ballets triadiques du Bauhaus, que le cinéma anémique de Marcel Duchamp ou Métropolis de Fritz Lang. Elle permit une qualification de procédés hypnotiques tels que la répétition, le séquençage mécanique, la géométrie des solides platoniciens, le rapport du corps à la nature, la déstabilisation quant à tout repère temporel. La ville hypnotique se caractérisa progressivement en un trajet parmi différents états : Corps Automates (l’abandon de soi au programme), Veille Paradoxale (l’état de concentration croît dans une scénographie panoptique du train), Lucidité Onirique (le corps dépossédé navigue dans un rêve éveillé entre paysage et architecture) et Parasomnie (l’individu pris dans un état caverneux, perd le rythme des saisons et du passage du temps). Le territoire d’Hypnopia, par sa nature, s’imposerait comme les fondations de ces états. Située entre Irkoutsk et le Olkhon, elle se développe comme un prolongement de la ligne transsibérienne jusqu’au Lac Baïkal, tel un parcours à plusieurs degrés d’intensité dont le train en catalyse l’essence.

The Hypnotic City resulted from questioning the nature of hypnosis, defined as the modification of the state of conscience along with a heightened sensitivity thanks to suggestion. A lecture by Francois Roustang entitled “What is Hypnosis?” shows that the modified state of conscience, rather than being limited to therapeutic attributes, allows us to modify our relationship with the world. But questions remain : how can urban and architectural elements condition an individual into hypnosis? And where would this city of illusions flourish? Our research covered documentation, film, and art, from triadic Bauhaus ballets to Marcel Duchamp’s anaemic films to Fritz Lang’s Metropolis. It allowed us to describe hypnotic processes such as repetition, mechanical sequencing, geometry of Platonist solids, the relationship between body and nature, losing touch with time. The hypnotic city would have to cross different states of mind: Automated Bodies (abandoning oneself to the programme), Waking Paradox (concentration increases with a train’s panoptical scenery) and Parasomnia (when lost in a cavernous state, one loses all sense of seasons and the passing of time). By nature, Hypnopia would be the basis for these states. Located between Irkutsk and Olkhon, it is developed in continuity of the Transsiberian train line to Baikal Lake, like a journey of varying intensity, its essence catalysed by the train.

 

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