De la densification à la recherche de la règle

enseignant : Benoît Carrié
étudiante : Coralia Mugnier
// PFE

La réflexion de ce PFE prend pour source une étude effectuée lors d’un stage en partenariat entre le CAUE 78 et le CAUE 92. Elle consistait en une acquisition de connaissances et en un arpentage de la ville de Meudon, située dans les Hauts-de-Seine. Elle avait pour but de repérer des entités de petit collectif, moyen collectif et de résidences implantées sur les anciens grands domaines historiques. Ceci a permis de porter tout de suite un premier regard sur le tissu urbain en proposant une interrogation entre stratification de couches historiques et potentialités de densification de parcelles.

Nous allons nous focaliser sur un morceau de ville particulier appartenant au quartier actuel de Bellevue correspondant à l’ancien site du couvent des Capucins.
Elles explicitent la constitution de l’actuel tissu urbain auquel on est confronté. Ce morceau de ville est composé aujourd’hui de parcelles importantes qui accueillent des grandes résidences. De prime abord il pourrait montrer une certaine unité typologique mais en rentrant dans le détail et l’analyse architecturale on peut se rendre compte de son hétérogénéité et de sa complexité qu’elle soit typologique ou topographique

Entre parcours, analyse historique et limites parcellaires le projet tâche de proposer une réflexion sur la question de « l’optimisation de l’espace » au travers de constructions chargées de modifier la perception des limites qui deviennent non plus synonymes de fermetures mais au contraire synonymes d’ouvertures. Cette question met en évidence trois types de site :
Le Type 1 : entre forêt et construit
Le Type 2 : entre voie et construit
Le Type 3 : entre construit et construit

L’idée est ainsi d’introduire des habitations dans l’épaisseur des limites et ce selon la nature de celles-ci. De ce fait, le travail s’est centré sur les limites construites. Pour se faire une série de contraintes et de règles ont été pensées afin d’homogénéiser le projet sur l’ensemble du quartier tout en permettant à chaque habitation de s’adapter à la topographie mais aussi à l’irrégularité des limites que l’on souhaite révéler.

Les habitations seront faites en ossature bois afin d’adopter une allure discrète mais visible dans les différents lieux; et de permettre un impact minimal sur le terrain, idée qui s’induit dans l’envie de préserver aussi au maximum le patrimoine végétal du site. Elles seront pensées différemment en fonction des différentes typologies auxquelles elles feront face tout en respectant les règles établies. Nous verrons ceci au travers d’un exemple de situation de type 3.

La diversité typologique des limites associée aux contraintes topographiques a permis d’extraire des formes à habiter issues du site. L’irrégularité des limites s’induit ici comme l’ensemble des possibilités qu’offre ce site. La règle définit par l’ossature bois permet des principes d’usage communs, elle s’impose et s’accorde sans pour autant écraser l’existant, au contraire elle tâche de composer avec en prenant en compte ses contraintes qu’elles soient bâties, végétales, ou topographiques.

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