Joindre pour former

enseignants : Elisabeth Lemercier, Pierre Antoine, Arnaud Descombes, Claire Petetin, Klaas de Rycke, Tchely Shin, Anne Ferrer, Robert Normand, Simone Hoffmann, Martial Marquet, Json Danziger
étudiants : Léa Brami, Baptiste Caill, Achille Caquant, Elise Helm, Louis Hervouet, Claire Morival, Aurélie Renault, Axel Taillandier
// Première année

Au travers de ce studio il a été question de réinterroger la relation entre Couture et Architecture, et plus précisément pour nous de réinterpréter le principe de la crinoline. Le but de la première phase était d’appréhender le corps en en réunissant trois. Toute notre réflexion se fit ici autour de la définition même de la crinoline : qui cherche à magnifier le corps tout en s’effaçant sous le tissu. Nous avons cherché à inverser le principe même de celle-ci en mettant l’accent sur la structure, ce n’est plus le tissu qui prime mais bien cette dernière qui se dévoile tout en effaçant de ce fait le corps qu’elle habille. Nous avons également voulu retranscrire une allure dynamique empruntée au mouvement du corps en travaillant uniquement à l’aide d’éléments statiques. La question du système de jointure fut essentielle pour nous ; en effet ici, chaque élément se caractérisant par des fonctions bien distinctes, possède une plasticité propre. Les baguettes de PVC tiennent leur forme circulaire des bandes de scotch rouge tandis que les intersections entre les différents arceaux sont maintenues par des colliers d’électriciens rouges, la couleur fut choisi afin d’activer la structure. Inspiré du diagramme de Venn nous avons voulu jouer des interstices créés par la rencontre de différents cercles. Ainsi, ils sont matérialisés par le tissu, qui devient parfois, un col, une manche, une jambe et qui permet à la fois de symboliser le vêtement mais également de mettre en relation le corps et la structure. Dans un second temps nous avons changé d’échelle et interrogé le corps différemment. Nous avons conservé le principe de jointure et du recouvrement des interstices, qui pour nous permettait une meilleure lisibilité de l’espace. La question du patron fut essentielle. A cela nous avons ajouté le principe de modules, chaque module est constitué de 3 arceaux, ces modules orientés différemment puis assemblés permettent différent usages. S’asseoir, s’allonger, déambuler, aucune fonction n’en est pour autant réellement prédéfinie dans cet espace libre d’appropriation. Nous nous sommes finalement placé, ici, dans un contexte et une démarche oscillant entre recherche plastique et projet urbain.

 

 

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