Circuit thermal souterrain, station de métro désaffectée

enseignante : Anne Demians
étudiants : Paul Créton, Alexander Jacobs, Nicolas Ratival
// Troisième année

Nous nous sommes intéressés au métro en tant que lieu d’un trauma. Le trauma du sol atteint dans son intégrité. Mais aussi le trauma de la fonction même de la station, purement fonctionnelle, lieu de transition ou l’humain, aliéné, ne fait que passer.
Dans ce contexte, nous nous sommes penchés sur la boucle Villiers Van Dycke, ancien terminus de la ligne 3 du metropolotain parisien, station fantôme, fermée, dont la fonction originelle a été perdue.
Sa situation isolée et sa forme circulaire favorisent une approche projectuelle par le parcours.
Nous avons eu pour objectif de requalifier cet espace qui n’a plus de raison d’être, d’y apporter de la vie, réinjecter les flux et de l’inscrire dans une temporalité plus large.
La boucle est séquencée par un réseau de bains – à chaque station son thème, son ambiance – dont les étapes font partie d’un processus de purification. L’eau y est source de vie, de régénération.
Le bassin central mutualise sur toute la longueur du circuit thermal les différents éléments programmatiques, qui viennent se creuser comme des ramifications de l’espace unificateur.
De plus, la morphologie du lieu, renforce cette filiation avec certains bassins souterrains ou thermes antiques.
Les jeux de lumières et de matières se succèdent tout au long du parcours, venant recréer un milieu propice au bien-être.

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