077. Yanomami

étudiante : Manon Mercier
enseignant : Leo Legendre
// Deuxième année

Les Yanomami, un terme signifiant « Hommes », sont un peuple d’Amazonie, vivant à la frontière entre le Vénézuéla et le Brésil.
Les Yanomami organisent le monde selon une gradation entre centre sacré et monde extérieur néfaste. Les différents groupes se définissent selon le mythe d’origine des Yanomami : ils ont été vomis le long du fleuve par un dieu-serpent.
L’habitation Yanomami, le shabono, qui peut regrouper plusieurs dizaines de personnes, est construite dans une clairière, près d’un cours d’eau. Son emplacement change dès qu’elle se détériore. C’est un lieu sûr, par opposition à la forêt qui l’entoure, regorgeant, comme les cours d’eau, de mauvais esprits. La forêt est le lieu de chasse et correspond donc aux hommes tandis que les jardins sont le lieu des femmes qui les entretiennent. Plus on se rapproche du shabono, moins l’endroit est fréquenté par de mauvais esprits, le centre correspondant ainsi à la voûte céleste.
Le shabono est constitué d’un anneau où vivent les familles, séparé de la forêt et délimitant un espace central circulaire, lieu des fêtes et des rituels. À cela se superpose une division verticale sur trois plans : souterrain, terrestre et céleste. Cette disposition en relation avec la Cosmogonie permet l’organisation de la vie collective en attribuant une valeur et une fonction à chaque espace ainsi délimité.
Si le lieu de vie domestique correspond à la vie terrestre et que la place centrale correspond à la voûte céleste, l’ensemble du shabono a une signification particulière : les poteaux les plus à l’extérieur marquent la jonction entre le monde céleste et le monde terrestre, tandis que ceux à l’intérieur montrent l’accès à la voûte céleste pour les chamanes. Ces derniers voient le shabono comme un Microcosme, ils ont la capacité d’entrer en contact avec les esprits pour provoquer ou soigner les maladies.
Parmi ceux-ci, les hekuras qui sont des esprits issus de plantes, d’animaux ou d’éléments naturels et les amahiris qui sont des êtres chtoniens cannibales, semblables aux Yanomami, mais petits et chauves, vivant dans le monde souterrain.

 

The Yanomami, which means “Men”, is an Amazonian population that live on the border between Venezuela and Brazil.
The Yanomami define their surroundings according to a scale from sacred centre to harmful outside world. Different groups are governed by the myth of creation: they were vomited along the river by a snake god.
The Yanomami dwelling, the shabono, which can house dozens of people, is built in a clearing near a water source. Its location changes as soon as it deteriorates. It is a safe place, unlike the surrounding forest which, like water sources, is full of evil spirits. The forest is a hunting ground reserved for men while the gardens are a woman’s responsibility. The closer one gets to the shabono, the less bad spirits there are, the centre representing the celestial arch.
The shabono is made up of a ring housing families, separated from the forest and surrounding a round central space for festivities and rituals. There is also a vertical division: underground, ground, and celestial. This cosmogonic relationship governs community life by giving each defined space a value and function.
As the domestic pace of life corresponds to life on earth and the central area is the celestrial arch, the shabono as a whole has a particular meaning: the columns to the outside create a limit between celestial and earthly world; the inside ones give witchdoctors access to the celestial arch. These witchdoctors see the shabono as a microcosm, and are able to contact spirits to provoke or heal sickness. The hekuras are spirits of plants, animals, or natural elements, and the amahiris are cannibalistic creatures similar to the Yanomami, but small and bald and from the underground world.

 

image_2_-_manon MANON_YANOMAMI