047. High line promenade plantée

enseignant : Jean-François Coulais
étudiant : Julien Bricout
// Master

Pour ce projet de mémoire « ici et ailleurs » j’ai décidé de me concentrer sur une comparaison entre la High de New York et la promenade plantée de Paris. Deux projets basés sur le même principe de réaménagement urbain mais dont l’impact diffère.Ces 2 projets ont renouvelé l’expérience du paysage, ses pratiques, ses usages ainsi que les conditions de son évolution ou de sa fabrication. Ils offrent aux riverains une nouvelle perception de la ville, une coupe urbaine offerte à l’œil du promeneur. La promenade plantée vient traverser la ville en y dessinant une ligne, une frontière. Tandis que la High line plus légère traverse 22 blocs sans pour autant bloquer le piéton, servant même plutôt de lien entre ces blocs. Les arches de l’ancienne ligne ferroviaire parisienne ont beaucoup influencé l’évolution des quartiers environnants dont la croissance et l’évolution se sont faites en fonction de la présence du chemin de fer et des motifs dessinés par ces ouvrages. La ville s’est appuyée sur ces motifs, les a investis et chargés de sens. Tandis que la structure de la High Line est imaginée pour avoir le moindre impact sur la vie de la rue. Ces 2 structures agissent donc différemment sur le paysage et sur le quartier. Nous pouvons donc nous demander quel est l’impact d’une telle rénovation, de l’épaisseur de l’infrastructure à l’échelle de la rue, le ressenti, la vie citadine. Tandis que l’une est implantée dans une urbanisation typique américaine, des blocs alors que l’autre est implantée dans une urbanisation européenne plus libre dessinée par l’histoire. En se promenant sur ces coupes urbaines, il est aussi possible de percevoir la croissance et l’évolution des quartiers environnants. En effet on distingue des quartiers et des modes d’urbanisation différents, lesquels présentent selon les situations et les époques de construction, leur dos, leur profil, ou leur façade… Ces 2 projets offrent donc à l’habitant un corps à corps avec la ville, une aventure passionnante à travers les décors variés de la fabrique citadine. Ainsi nous pouvons nous intéresser à cette qualité d’entre deux : comment cette surélévation de la rue permet au promeneur de comprendre, d’analyser, de percevoir les coulisses de sa ville. De plus nous pouvons apréhender le ressenti du piéton qui change dans ces 2 villes : quelle différence apporte la surélévation de l’espace publique dans un urbanisme et une densité tels que New York et Paris. Enfin, ces 2 projets ont créé un nouvel attrait pour les quartiers environnants, attirant artistes et membres actifs de la société et ainsi spéculateurs immobiliers. La High Line est maintenant un pôle de renouvellement architectural attirant promoteurs et starchitectes. Les dockers des quais ont laissé place aux traders. (était – ce la même chose pour Paris à l’époque du réaménagement de la promenade plantée??) Ainsi comment et par quelles étapes ces réaménagements ont permis d’attirer la haute société et les artistes reconnus. Et comment de tels projets peuvent – ils avoir un impact aussi important sur le quartier, sur la ville et sur le tourisme international. Afin de recueillir les informations nécessaires à mon étude ainsi qu’une bonne analyse de mon corpus, je compte m’inspirer de la méthode mise en place par Kevin Lynch dans the image of the city. 1. Interviews des acteurs et habitants afin de comprendre leur image de l’environnement lié aux 2 projets étudiés : la perception à l’échelle du piéton depuis cette « rue surélevée »/différences avec une rue non surélevée, ainsi que le ressenti du piéton par rapport au projet dans le quartier (coupure/couture). De ces interviews, je pourrais en conclure une idée générale de l’image des citadins, acteurs et habitants, sur le projet. En effet, cette perception générale sera tirée de la majorité des avis. Ces interviews sont aussi très importantes afin de collecter des informations personnelles, des anecdotes, pouvoir créer un lien entre le projet et la vie de quartier, la vie de l’habitant ou du promeneur.

 

In my thesis entitled “here and elsewhere”, I compared the New York High Line and Paris’s planted promenade. Two projects based on a same principle of urban redevelopment but with different results. The 2 projects have renewed the experience of landscape, how it is used, viewed, as well as the conditions in which it is made and evolves. They offer locals a new view of the city, and passers-by an urban overview. The planted promenade cuts through the city as a line, a border, whereas the lighter High Line crosses 22 city blocks without blocking pedestrians, serving rather to link areas. The arches of the old Parisian railway line greatly influenced the evolution and development of the surrounding neighbourhoods. The city used this existing infrastructure, giving it a new life and new meaning, whereas the High Line structure is designed to have the least impact on the street below. The 2 structures interact differently with the landscape and on the neighbourhood. We can therefore question the impact of these renovations, from the infrastructure to the scale of the street, how they are viewed, city life. One is part of a typically American grid of square city blocks whereas the other is integrated into a less rigid European fabric created by history. The growth and evolution of the surroundings is obvious from these promenades. Indeed one can see different neighbourhoods and fabrics from a variety of angles (front, back, side) according to situations and construction periods. The 2 projects offer the inhabitant insight on his city, an exciting adventure through its many decors. We focus on this quality: how an elevated pedestrian street allows one to understand, analyse, and see behind the scenes of his city. What difference does it make for public space to be elevated in dense fabrics such as New York and Paris?
Finally, these 2 projects have become neighbourhood attractions, attracting artists and active members of society as well as real-estate speculators. The High Line is now an area of architectural renewal that attracts architects and property developers. Dock workers have made way for traders (was this the case in Paris when the planted promenade was being developed?) How, and through which stages, did these urban renewals attract high society and renowned artists? And how do these kinds of projects have such an impact on the neighbourhood, the city, and international tourism?
In order to find the necessary information for my thesis and provide a solid analysis, I will use the methodology set up by Kevin Lynch in the image of the city.
1. Interviews with players and residents to understand what they think of the 2 projects and their environment: the pedestrian’s view from this “elevated street” and the difference with a ground level street, as well as how the pedestrian sees the project in its surroundings (as a limit/as a link)
2. From these interviews I could extract a general idea of different players’ views on the projects. Indeed this general perception will be based on the opinion of the majority.
These interviews are also very important to collect personal information, anecdotes, to create a link between the project and local life, the life of the inhabitant and of the passer-by.

 

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