210. Ville désert

enseignants : Ido Avissar, Susanne Stacher
étudiants : Clémence Maillard, Marie de Miscault
// Master

Le désert est un territoire aride et hostile à l’homme. Espace symbolique, empreint de nombreuses croyances, il incarne le maudit et le sacré. Dans l’imaginaire collectif, le désert est synonyme d’uniformité : un territoire indifférencié. Pourtant il est ponctué par de nombreuses singularités qui induisent un rythme et le mesurent. Les dunes, les murs de sables, les palmeraies sont autant d’éléments à prendre en compte dans la ville-désert. Les contours de la ville ne sont plus stricts, mais poreux. Le paysage pénètre le tissu et se déploie à travers l’urbanité. La priorité n’est plus au plan d’ensemble, mais aux objets qui le composent et qui s’adaptent aux événements inattendus. La communauté devient l’unité de base de la ville. Tout est improvisé et permet de développer une structure viaire labyrinthique — entrelacements de places, escaliers, passages couverts — laissant voir les respirations de la ville. Les communautés s’organisent autour des noyaux durs qui structurent la ville et rassemblent les activités majeures (souk, commerces, mosquée, écoles, etc.). Cette organisation génère la création de polarités distinctes et autonomes. L’habitant du désert parcourt la ville comme le territoire : d’une insularité à une autre, d’un repère à un autre. Tout comme dans la construction de la ville, les éléments naturels sont fondateurs. Ils induisent des rapports différents entre l’habitat et son environnement. Dès lors, entre paysage et architecture, une complémentarité s’installe. Chacun mettant en exergue les qualités spatiales de l’autre : l’architecture permet de mesurer le paysage, le paysage définit l’urbanité.

The desert is an arid and hostile territory for man, a symbolic place of many beliefs, incarnating the damned and the sacred. In collective imagination, desert is synonymous with uniformity: indistinguishable territory. However it is punctuated by many singularities which rhythm and pace it. Dunes, sand walls, palm groves are elements to take into account in the desert-city. The surrounds are no longer strict but porous. The landscape penetrates the fabric and spreads through the city. Priority is no longer given to a master plan but to the objects it is made up of and which adapt to unexpected events. The community becomes the base unit of the city. Everything is improvised, allowing the creation of a labyrinthine road network – squares, stairs, covered passages – providing openings in the city. Communities are organised around cores that structure the city and group major activities (market, shops, mosques, schools, etc). This organisation generates the creation of distinct and autonomous polarities. The desert resident crosses the city like the territory: from one insularity to another, from one landmark to another. As in the construction of the city, natural elements are the foundation. They create relationships between housing and its surroundings. There is complementarity between landscape and architecture, each promoting the spatial qualities of the other: architecture allows the landscape to be measured, the landscape defines urbanity.

01_MANDALA

02_REFERENCES

03_MASTERPLAN

04_ZOOM_TOIT_2000

05_ZOOM_RDC_2000

08_PERS_ERG

09_PERS_RIAD

10_PERS_TAGELMUST

11_PERS_KHAIMA