209. Ville des réalités parallèles

enseignants : Ido Avissar, Susanne Stacher
étudiants : Ariane Hyuhn-Lenhardt, Pierre Condé
// Master

Le parti pris analytique est celui de partir d’un réel, d’une unité construite, qui déjà suppose la coexistence d’interprétations plurielles, distinctes. Lorsque je me représente le réel, je dessine un monde d’objectivité
et de subjectivité mêlées. Il induit un état d’immersion qui annihile un temps la distinction du sujet et de l’objet dans l’unité. Le sujet se pense comme contenu dans l’objet, réel dans le réel. De la coexistence des choses dans un monde, comment – à un moment – rendre signifiant, sinon perceptible, le rapport qu’elles entretiennent ? Du rapprochement des parties, je ne percevrais l’unité que si je fais, un temps, abstraction des parties dans le Tout. Je ne me représenterai de nouveau l’unité, que via sa nécessaire reconstruction. Aussi l’unité suggérerait-elle sa nécessaire reconstruction, une construction qui procéderait d’abord de divisions.
Aussi la ville des réalités parallèle se li(e) rait en séquences, selon un principe qui unit et disjoint, dans une continuité parcourue par leurs modes d’apparition. Toutes les interventions procèdent d’un état d’immersion, d’une situation effective et d’une situation projetée : des stratégies de dévoilement dans une continuité parcourue, un réel. San Francisco nous confère l’unité préalable au projet ; les spécificités sont isolées, accentuées puis reliées à travers de nouvelles typologies qui se dessinent du milieu dont elles sont issues ; l’îlot de logements individuels reprendra les spécificités d’un tissu industriel (180x145m). La tour de logement collectif, pour rompre entre situation effective et lieu perçu, s’élèvera en dessous des 200 mètres – limite que matérialisent les collines environnantes ayant but de maintenir un état d’immersion non renseigné par la totalité. La barre, sur l’autoroute, rivalisera avec l’infrastructure de 835 m de long…

We chose to base our research on a reality, a built entity, which presupposes the coexistence of several distinct interpretations. When I think of what is real, I imagine a world combining objective and subjective. It leads to a state of immersion which does away with the distinction between subject and object. The subject is imagined as contained in the object, reality in reality. In this coexistence, how – at some point – can we make the relationship between them significant, if not visible? I can only see the entity if I momentarily forget the parts of a Whole. I can only image the entity as a whole by rebuilding it, a construction that would be primarily based on division. Thus the city of parallel realities would be read and linked as a sequence, according to a principle that connects and divides them, in a continuity based on how they appear. These interventions are based on a state of immersion, an actual situation and a projected one: strategies for unveiling in continuity, a reality. San Francisco offers the preliminary entity; the specifics are isolated, accentuated then connected through new typologies based on their original environment; the individual residential city block is based on the characteristic proportions of industrial fabric (180x145m). The residential tower, to differentiate between actual situation and perceived state, is less than 200m high – a limit that echoes the surrounding hills in order to maintain a state of immersion that is not informed by the whole. Rivalry is created between the existing 835m long highway infrastructure and a building block above…

 

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