173. Renaissance

enseignant : Florian Hertweck
étudiante : Laura Chaudron
// PFE

Depuis le lointain paysage de La Ciotat, comme du centre-ville ou des Calanques, des grues et ponts-portiques marquent le paysage et transpercent le ciel. Ces objets singuliers sont de véritables points de repère, des monuments visuels aux proportions effroyables et sublimes. Ces machines appartiennent au dispositif matériel des Anciens Chantiers Navals de La Ciotat. De la construction de Tartanes à la course au gigantisme des pétroliers, La Ciotat a depuis ses origines toujours vécu dans un univers lié à la construction marine. Les objets singuliers — verticaux — dialoguent avec le site des Chantiers Navals — horizontal. Elle est actuellement une poche fermée avec une inaccessibilité qui la rend désirable. Désirée, car un vide comme celui-ci au cœur d’une ville attractive crée un appel d’air, un lieu des possibles : une ruine industrielle en plein cœur de la cité. Avec sa nouvelle activité, la ville devient un véritable « théâtre de la mémoire » comme le dit Rossi, mais un théâtre actif et non passif. Les monuments ne sont pas ici des objets de dévotion archéologique, mais deviennent moteurs de la dynamique de la ville et de sa morphologie. La notion « d’éléments permanents constitutifs de l’architecture de la ville » fait écho à ce site singulier. Elle est à la fois vécue et rêvée, c’est un paysage qui mêle simultanément une activité réelle et un imaginaire collectif. L’émotion esthétique est indissociable du travail de la mémoire fondé sur les lieux et les images. La neutralité permet de venir lier les trois entités que sont le milieu naturel, l’entité urbaine et l’entité industrielle. La trame se disperse venant réunir et créer des connexions entre ces trois entités. Elle vient se plonger dans la première crique et crée une structure plongeoir et détente. Elle permet de venir révéler un paysage. Un dialogue s’instaure entre le paysage naturel du parc national des Calanques et le paysage artificiel créé sur la partie supérieure de la nappe qui accueille des activités diverses et accessibles à tous. Les ruines contemporaines ont le potentiel d’être des ruines qui se vivent, et non qui se visitent. Les grues sont juxtaposées à une nouvelle économie sans y prendre part dans leurs fonctions, mais en restant présentes physiquement.

The site context is of the most complex in Shanghai with a multitude of issues to resolve. The project, at the geographic and historic heart of the Bund which is considered to be the origin of modern Shanghai’s development, answers not only a local need but also ties in with cultural, historic, contextual, and urban significance. The 2010 universal exhibition brought on an increase in culture, art, leisure, and finance in Shanghai. The idea here isn’t to follow the current rehabilitation trend for this neighbourhood – destroying the old in order to generate a unified identity – but rather to create a sign of the times. Three questions led our design response. What programmes for this site? What response to such a rich context? Can this project experiment with new spatial relationships in the neighbourhood, between city and housing?

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